Un modèle d’une page, à remplir en réunion d’équipe, pour poser les règles de vie commune sans en faire un règlement.

Charte de convivialité au bureau : le modèle à télécharger

À quoi sert une charte quand les règles paraissent évidentes

Dans la plupart des bureaux, les règles de vie commune ne sont écrites nulle part. Elles s’apprennent par imitation et se rappellent par petites remarques : le frigo, le micro-ondes, les appels pris en open space, les réunions qui débordent sur la salle suivante. Tant que l’équipe tient dans une pièce, cela suffit. Dès qu’elle grandit, qu’elle se répartit sur plusieurs étages ou que les horaires se décalent avec le télétravail, les mêmes sujets reviennent toutes les semaines.

Une charte de convivialité ne règle pas les conflits. Son intérêt est ailleurs : elle transforme une remarque personnelle en règle collective. Dire « on avait convenu que le frigo se vide le vendredi » coûte beaucoup moins cher, socialement, que dire « tu as encore laissé ton plat ». C’est tout ce qu’on lui demande.

À ne pas confondre avec le règlement intérieur. Celui-ci est un document obligatoire à partir de cinquante salariés, encadré par le code du travail, qui traite de discipline, d’hygiène et de sécurité. La charte de convivialité, elle, est volontaire, sans portée disciplinaire, et c’est l’équipe qui se l’écrit à elle-même. Les deux ne se remplacent pas.

Sur cette page

    Ce que contient le modèle

    Le modèle tient sur une page, en six rubriques. Il est volontairement incomplet : il est fait pour être coupé, complété et adapté à vos locaux.

    • Les espaces partagés — le principe de base : on laisse l’espace comme on aimerait le trouver en arrivant.
    • La cuisine et la salle de pause — le frigo, le micro-ondes, ce qui porte un prénom et une date, ce qu’on signale quand on prend le dernier.
    • Le bruit — les appels, la musique, le volume quand la salle se remplit.
    • Les réunions — commencer et finir à l’heure, libérer la salle, annuler dès qu’on sait.
    • Les messages — ce qu’on attend en dehors des horaires, ce qui se dit de vive voix, qui on met en copie.
    • Les moments partagés — la pause qui se prend vraiment, la table ouverte, l’accueil des nouveaux arrivants.

    Un bloc de signature en bas de page prévoit deux dates : celle de la validation, et celle de la prochaine relecture. C’est la ligne la plus utile du document.

    Télécharger le modèle (PDF, 1 page)

    Trois étapes pour qu’elle serve vraiment

    1. L’écrire à plusieurs, pas depuis la direction seule. Une charte rédigée par une personne et diffusée par mail est lue comme une consigne. Une charte écrite en quarante minutes par cinq ou six personnes qui représentent les différents usages des locaux est lue comme un accord. Le contenu sera presque identique ; la différence se joue sur qui l’a écrite.
    2. Couper jusqu’à ce que ça tienne sur une page. Dix à douze règles, pas trente. Une charte longue ne se retient pas, et une règle qu’on ne retient pas n’existe pas. Gardez les points qui reviennent réellement chez vous et supprimez le reste, même s’il semble raisonnable.
    3. Fixer la date de relecture tout de suite. Trois mois plus tard, on regarde ce qui a été appliqué, ce qui a été ignoré, et ce qui manquait. Une règle systématiquement ignorée n’est pas un problème de discipline : c’est une règle mal posée, qu’il faut réécrire ou retirer.

    Ce qui fait échouer une charte

    • Elle vise quelqu’un. Si chacun reconnaît la personne derrière la règle, la charte devient un reproche public et l’équipe s’en détourne. Une règle qui ne concerne qu’une personne se règle en direct, pas par écrit.
    • Elle décrit un idéal. « Chacun veille au bien-être de tous » ne se traduit en aucun geste. « Le frigo est vidé le vendredi en fin de journée » se vérifie du premier coup d’œil. Une bonne règle décrit une action, un lieu et un moment.
    • Personne ne l’applique le premier jour. Une charte s’installe par l’exemple, pas par le rappel. Si les réunions de direction débordent encore sur la salle suivante la semaine de sa signature, le document est mort à la naissance.
    • Elle reste un fichier. Affichée en cuisine et donnée aux nouveaux arrivants le premier jour, elle vit. Rangée dans un dossier partagé, elle n’a aucun effet mesurable.

    Et concrètement, dans la salle de pause

    Une charte fixe des règles ; elle ne crée pas l’envie de venir. Ce sont les raisons matérielles de se croiser qui font le reste : de quoi s’asseoir, de quoi boire, de quoi manger sans avoir à ressortir. Une corbeille de fruits livrée chaque semaine joue ce rôle simple et sans organisation à prévoir : elle donne un motif de passage, et un sujet de conversation qui n’est pas le travail.

    Pour aller plus loin : douze idées pour rendre une salle de pause utile, les dix fruits qui tiennent le mieux au bureau et la quantité de fruits à prévoir par salarié.

    Nos autres guides : aménager une salle de pause et le bureau zéro déchet. Tous nos guides pratiques sur les fruits au bureau sont rassemblés ici.

    Écrit par Julien, fondateur du Tracteur, qui livre des corbeilles de fruits dans les bureaux entre Aix-en-Provence et Marseille. Mis à jour le 12 septembre 2026.